Solidarité avec la Grèce ! Démocratie en Europe !

Manifestation en solidarité avec le peuple grec, mercredi 22 juillet à 19h, place Félix Poulat

  • Mais qu’est-ce qui se passe en Grèce ?

Depuis 2010 un ensemble de mesures de récession (appelé aussi Mémorandum) est imposé en Grèce, sous prétexte de diminuer la dette du pays. Ces mesures n’ont pas seulement aggravé la dette mais elles ont également eu comme résultat la débâcle des structures sociales, l’étouffement du marché, le gel de l’entrepreneuriat mais surtout une baisse de la qualité de vie des habitants au point de parler d’une crise humanitaire.

  •  Comment ont réagi les grec.que.s à cette situation ?

Après cinq ans de faillite financière et sociale, ils ont amené au pouvoir un parti de gauche qui a promis la fin de l’austérité. Ce nouveau gouvernement, après cinq mois de négociations pour trouver une solution viable, a énoncé un référendum comme réponse à l’intransigeance des dirigeants européens. Le peuple grec s’est fièrement opposé à un nouvel pacte d’austérité en votant à 61% contre.

  •   Qu’est-ce que l’U.E. a fait par la suite ?

L’Union Européenne avec les technocrates de la Banque Centrale Européenne, du Font Monétaire International ainsi qu’avec des instances sans légitimité démocratique comme la Commission et l’Eurogroup, ont décidé d’imposer l’isolement politique et la prostration économique du peuple grec, en proposant un dilemme sans issue : soit la sortie désordonnée de l’U.E. soit la continuation d’une austérité encore plus dure. Ainsi ils ignorent la décision du peuple et ils suppriment la souveraineté d’un état membre.

Au cours de la semaine passée il est devenu encore plus clair que l’U.E. est un instrument de production des colonies de dette, qui bandit les sanctions contre la Grèce pour continuer l’enrichissement du centre au détriment des pays de la périphérie. Des pareilles politiques ne profitent qu’aux forces de l’extrême droite qui voient leur influence monter partout en Europe.

stats-frGrecques et grecs, nous avons contré nos peurs en votant contre l’austérité mais l’Europe nous a tordu le bras. Nous avons voté pour une Europe de solidarité, une Union des peuples !

Le 9 novembre 2013: Journée mondiale d’action contre les mines d’or en Chalcidique

Source: left.gr
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Ce qui se passe

Chalcidique est un lieu d’une beauté naturelle étonnante, qui attire chaque année un très grand nombre de touristes provenant du monde entier. Dans la partie occidentale de Chalcidique il y a la forêt primitive de Skouries. Depuis quelques années, l’entreprise multinationale Eldorado Gold, qui s’occupe de l’exploitation aurifère, s’est installé à Skouries et avec l’aide de puissants intérêts privés nationaux ont commencé les activités minières à grande échelle. Ainsi, la destruction irrémédiable de l’écosystème de Skouries et le danger imminent de la contamination des sols et des eaux souterraines par des métaux lourds, constituent une réalité tout au long de la Chalcidique occidentale.

Quand l’injustice devient loi

Nous sommes résidents de Chalcidique, des pêcheurs, des agriculteurs, des éleveurs, des apiculteurs, des entrepreneurs et des scientifiques, d’autres mots, des gens qui aiment leur lieu d’origine. Depuis quelques années, lorsqu’on a demandé aux autorités de nous informer et de procéder aux consultations publiques sur le sujet des mines d’or dans notre quartier, elles ont reporté la discussion du sujet à l’avenir et finalement on a l’ jamais réalisé. Quand nous nous sommes adressés aux organes scientifiques neutres, afin d’identifier les impacts potentiels de l’exploitation minière à notre vie, ils nous ont informé que la catastrophe soit irréparable tant pour les écosystèmes que pour l’économie locale. Par contre, lorsqu’on a fait une demande devant les tribunaux, ils n’ont procédé qu’à un contrôle de légalité des actes administratifs qui autorisaient l’exploitation minière, sans se prononcer sur la substance de la catastrophe. Lorsqu’on a fait des protestations contre l’exploitation minière, la police anti-émeute est intervenue comme armée d’occupation dans notre région, d’une manière violente, en terrorisant nous et nos enfants. Lorsqu’en Août, on a pris connaissance d’une étude officielle selon laquelle, l’eau du village Neohori est impropre à cause de la concentration prohibitive d’arsenic, l’État n’a jamais recherché s’il y avait de lien de causalité entre cet événement et la présence des entreprises minières de forage à proximité des sources du village. Quand récemment, les institutions de l’Union européenne ont examiné la légalité du soutien étatique au profit dudit «investissement» , la Cour de la Justice de l’union européenne a condamné la Grèce pour ces aides financières, des millions d’euros, aux entreprises minières à Chalcidique, en les caractérisant illégales. Après tout ça, quand on entre dans la forêt de Skouries pour ramasser nos russes d’abeilles, on rencontre des hommes armés de Eldorado Gold, qui nous contrôlent et nous interdisent l’accès. Aujourd’hui, l’Etat grec caractérise notre réaction comme terroriste, il nous affronte comme si on exerce des actes criminelles similaires de celles des nazis de l’Aube Dorée, a condamné quatre résidents, qui résistent, à l’emprisonnement et a lancé des dizaines d’autres poursuites, en donnant un caractère institutionnel à la violence et l’injustice qui s’exercent contre nous.

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La résistance devient notre tâche

Nous sommes habitants de Chalcidique et solidaires de chaque côté de la Grèce. Il y a trois ans, nous sommes dans la rue et on lutte pour sauver notre pays. On ne revendique pas seulement nos droits mais notre vie, l’avenir de nous-mêmes et de nos enfants. Nous sommes solidaires à chaque personne qui se bat pour la vie, l’égalité, la liberté, la dignité. La criminalisation et la répression des luttes et des mouvements sociaux soutenant les droits fondamentaux, constituent les seules réactions d’un système qui est paniqué. Notre obligation est de protéger avec notre voix tous ceux qui résistent à l’abus de pouvoir. Nous croyons que tous ensemble, nous sommes plus forts. Le 9 Novembre, nous appelons manifestations simultanées, des événements, des actions partout dans le monde pour arrêter toute persécution et emprisonnement contre nous et pour cesser immédiatement l’ exploitation de l’or en Chalcidique. Notre lutte se trouve à une étape cruciale. Maintenant, nous avons besoin de tous.
#Saveskouries
Le 9 novembre en Grèce et Partout dans le monde

Que signifie l’assassinat de Pavlos Fyssas pour la société grecque?

Graffiti-for-Pavlos-Fyssas-1Graffiti de Barcelone en mémoire de Pavlos Fyssas

Un des phénomènes qui a vu le jour depuis le début de la crise en Grèce est la montée du néofascisme. L’idéologie du racisme a pris pied dans des parties de plus en plus grandes de la société et elle a finalement trouvé son expression institutionnalisée à travers le parti néo-nazi de l’Aube Dorée. Ce parti, bien que marginal pendant 20 ans (0,29% aux élections nationales de 2009), depuis la crise s’est envolé au niveau local (5,29% dans la municipalité d’Athènes et élection du chef de l’organisation Nikos Michaloliakos dans le conseil municipal) aussi bien qu’au niveau national (6,92% aux élections législatives de juin 2012 et élection de 18 députés sur les 300 députés au total).

Passage à tabac d’une députée dans un studio de télévision pendant une diffusion en direct, déclarations publiques en faveur d’Hitler, déclarations dévalorisantes envers la démocratie et pour la junte qui a gouverné la Grèce jusqu’à 1974, saluts nazis, insultes et menaces contre des personnes comme le président du parlement — il est remarquable que malgré le comportement provocateur des membres de l’Aube Dorée dans le parlement aussi bien que vis à vis des médias, sa popularité n’a pas été impactée mais au contraire elle atteignait 15% aux sondages (été 2013).

En parallèle avec la montée de l’Aube Dorée, une vague de violence raciste s’est déclenchée partout dans le pays. Des centaines d’attaques contre des immigrés ont été signalées et les morts certifiées attribuées à ces attaques sont nombreuses. Le phénomène a commencé à s’étaler avec la tolérance du gouvernement, des médias et surtout de la police (on estime que l’Aube Dorée est soutenue à plus de 40% des membres de la police). Les attaques ont commencé à changer en des raids type militaire qui ciblaient non seulement les immigrés mais aussi les militants de la gauche, les homosexuels et les toxicomanes.

L’assassinat de Pavlos Fyssas a bouleversé l’opinion publique en tant qu’action ciblée contre un musicien antifasciste assez connu. Les détails qui sont mis en lumière révèlent de plus en plus l’action des “guildes de raid”, qui sont des groupes organisés et menés par l’Aube Dorée en tant que son secteur paramilitaire. Il est remarquable que la police qui était présente pendant l’incident n’a rien fait pour empêcher l’assassinat. Il est également important de noter que l’assassinat s’est déroulé au point central d’un quartier où l’Aube Dorée a récemment essayé d’établir violemment sa présence bien qu’il s’agit d’un quartier qui est traditionnellement à gauche et qui a un historique de luttes contre le fascisme.

Le premier effort de masquer ou sous-estimer l’événement — la première version officielle parlait d’un bagarre pour le football — a été réfuté par les éléments importants qui ont vu le jour; la justice a ainsi procédé à des accusations pénales de l’organisation. Malgré la protestation générale et la condamnation et isolation totale des députés fascistes, l’influence de l’Aube Dorée sur l’électorat continue à être inquiétante. Les sondages récents montrent une claire chute des ses taux, pourtant ils se stabilisent assez haut à 7%, qui était le taux recueilli pendant les dernières élections.

Tous ces événements montrent la gravité du problème de l’extrême droite en Grèce. Mais il ne s’agit pas que d’un phénomène de nos jours. Cela fait 20 ans que l’Aube Dorée existe, bien que marginale, en tant qu’héritier naturel de la junte qui a violemment gouverné le pays entre 1967 et 1974. Le chef de la junte lui-même, a nommé depuis la prison comme président de la jeunesse de son parti Nikos Michaloliakos, aujourd’hui chef de l’Aube Dorée.

Son profil de marginalisée en combinaison avec la tolérance des institutions incitant la provocation ont permis à l’Aube Dorée de pénétrer dans des lieux populaires comme les gymnases, les clubs des supporters de foot, la police et l’armée et de recruter de nouveaux membres. Depuis le déclenchement de la crise, leur action s’est étalée dans des quartiers avec des problèmes sérieux de criminalité, d’immigration illégale et de chômage. Ils ont développé aussi une action similaire dans des écoles.

La rage justifiée du monde pour les politiques inhumaines qui sont appliquées en Grèce cela fait quelques années a été exploitée pour cultiver la haine et le démérite de la démocratie dans son ensemble. En même temps, la construction systématique d’un profil “anti-système” et l’approche people des ses membres qui se mettent en avant dans les médias la rendent séduisante à une grande partie de la jeunesse a-politisée.

Trois ans après son émergence dans la scène politique grecque, l’alibi de l’ignorance de la vraie identité de l’Aube Dorée n’est plus valable pour personne. L’organisation qui n’a jamais caché son caractère nazi et criminel peut effectivement être condamnée juridiquement. Le fascisme, par contre, est entré dans la société grecque et il sera vaincu difficilement avec des moyens judiciaires et légaux institutionnels.

La société grecque subit la violence la plus dure, celle de la paupérisation, de la faim et de la perte de tout espoir pour le futur. La confrontation du fascisme ne peut qu’inclure les causes qui lui ont donné naissance. Ces mêmes causes qui aussi en France et dans le reste de l’Europe font que de plus en plus de gens se tournent vers l’extrême droite. L’exemple de la Grèce montre jusqu’à quels extrêmes peut aller la situation et combien vite elle peut sortir de tout contrôle. Il n’est jamais assez tôt pour marquer une attitude déterminée contre le fascisme.

Glossaire de Catastroïka

TERMINOLOGIE ECONOMIQUE

Banque Centrale Européenne (BCE) : La banque centrale de l’Union européenne. Il s’agit d’une institution d’essence fédérale. Elle a été établie en 1998 et son siège est à Francfort. “Elle est chargée de maintenir le pouvoir d’achat de l’euro, et donc la stabilité des prix, dans la zone euro” (d’après son site internet officiel). Elle participe à la définition des grandes orientations de politique monétaire de la zone euro et prend les décisions nécessaires à sa mise en œuvre.

Déréglementation : L’ensemble des actions visant à alléger, voire à supprimer, les réglementations en place. D’inspiration libérale, la politique de déréglementation considère, en effet, que tout ce qui contribue à restreindre le libre-échange et la liberté des acteurs économiques nuit à l’atteinte des équilibres du marché. La réglementation est, en outre, perçue comme un coût (pour se faire respecter) et une limitation de l’initiative individuelle. Sur le plan économique, la déréglementation a pour objectif de réduire la réglementation qui pèse sur les entreprises et l’interventionnisme de l’Etat à la fois sur le marché des biens et services et sur celui du travail.

Dette souveraine : L’expression appliquée à la somme de l’endettement d’un Etat. Ce montant intègre l’ensemble des déficits cumulés par l’Etat lui-même et également par les entités et organismes qui lui sont rattachés. Une dette souveraine est principalement financée en recourant à l’émission de titres de créances sur les marchés financiers.

Fonds Monétaire International (FMI) : Institution internationale créée en 1945 regroupant 188 pays, dont le rôle est “dencourager la coopération monétaire internationale, de veiller à la stabilité financière, de faciliter le commerce international, d’œuvrer en faveur d’un emploi élevé et d’une croissance économique durable, et de faire reculer la pauvreté dans le monde” (d’après son site internet officiel).

Memorandum : Un memorandum d’information est une somme d’informations complémentaires concernant une société mise aux enchères et qui sont adressées à des entreprises ou à des investisseurs financiers intéressés par l’acquisition de la dite société. Pour la Grèce, le memorandum s’agit d’un rapport des analystes de la Troika concernant la situation économique du pays, des réformes passées et des recommandations pour l’intégration des mesures complémentaires.

Monopole : Une situation où un seul vendeur, sans concurrence, alimente en produits ou en services l’ensemble des acheteurs sur un marché donné. Le monopole peut s’appliquer également à une catégorie d’acteurs de même nature en situation monopolistique.

Municipalisation : action de placer sous l’autorité de l’administration communale.

Néolibéralisme : Le sens originel de néolibéralisme désigne, en matière économique, différentes écoles libérales du XXe siècle, comme l’école autrichienne ou celle de Chicago. Il se caractérise par :

  • une limitation du rôle de l’Etat en matière économique, sociale et juridique ;

  • l’ouverture de nouveaux domaines d’activité à la loi du marché

  • une vision de l’individu en tant qu'”entrepreneur de lui-même” ou “capital humain” que celui-ci parviendra à développer et à faire fructifier s’il sait s’adapter, innover…

Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) : L’organisation internationale d’études économiques créée en 1961 pour succéder à l’OECE (Organisation Européenne de Coopération Economique). Son rôle est “d’effectuer des prévisions et formuler des recommandations de politiques économiques à destination des pays membres et faire le bilan des réformes passées” (d’après son site internet officiel).

Organisation Mondiale du Commerce (World Trade Organization) : “Organisation internationale qui s’occupe des règles régissant le commerce entre les pays. Au cœur de l’Organisation se trouvent les Accords de l’OMC, négociés et signés par la majeure partie des puissances commerciales du monde et ratifiés par leurs parlements. Le but est d’aider les producteurs de marchandises et de services, les exportateurs et les importateurs à mener leurs activités” (d’après son site internet officiel).

Politique fiscale : L’ensemble des décisions de dépenses publiques et de règles fiscales mises en place par les pouvoirs publics. La politique fiscale est considérée comme un des instruments de la politique économique.

Privatisation : L’opération consistant à transférer par la vente d’actifs, une activité, un établissement ou une entreprise du secteur public au secteur privé. La privatisation est dite partielle si seulement une partie du capital est vendue. L’opération inverse de la privatisation est la nationalisation.

Les objectifs, souvent idéologiques, de la privatisation peuvent être multiples :

  • réduire l’interventionnisme de l’Etat dans l’économie,

  • ouvrir à la concurrence un domaine d’activité jusqu’alors en situation de monopole,

  • donner plus de souplesse aux entreprises (nomination des dirigeants, prises de décision),

  • apporter des recettes supplémentaires à l’Etat (mais ces recettes n’ont lieu qu’une seule fois)


Les privatisations, en France, ont commencé à partir de 1986 :

  • 1986-1987 : Saint-Gobain, Paribas, CCF, Générale des eaux, Alcatel, Alsthom, Havas, Société générale, TF1, Compagnie financière de Suez, Matra, Elf Aquitaine.

  • 1988-1993 : Total et Rhône-Poulenc.

  • 1993-1996 : Renault, Seita, Bull, Usinor-Sacilor, Péchiney, Elf Aquitaine, Assurances générales de France, Union des Assurances de Paris, BNP, Banque Hervet.

  • 1997-2002 : France Télécom, Thomson-CSF, GAN, Thomson-Multimédia, Air France, Aerospatiale, EADS, Crédit lyonnais, RMC, Société Marseillaise de Crédit.

  • Depuis 2002 : Autoroutes, SNECMA, EDF-GDF.

  • Prévu : Aéroport de Paris, SNCM.

Produit Intérieur Brut (PIB) : La mesure de la production et une approximation de la richesse créée par une économie nationale. Il correspond à l’ensemble des biens et services produits sur un territoire national, quelle que soit la nationalité des producteurs.

Produit National Brut (PNB) : La mesure de la production sur une période donnée, en général annuelle, de biens et services marchands créés par une nation, que cette production se déroule sur le sol national ou à l’étranger.

Rationalisation économique : La réorganisation d’un processus, un groupe ou une entreprise afin d’accroître son efficacité économique ou d’améliorer son fonctionnement.

The Shock Doctrine (La Stratégie du choc) : Le titre du livre de Naomi Klein paru en 2007 qui décrit comment un pays (notamment les Etats-Unis) peut utiliser des chocs psychologiques sociaux (désastres naturels, guerres, attaques terroristes, coup d’État, crises économiques) permettant l’application de la politique du “free market”. D’après l’auteur, ces chocs sont délibérément utilisés pour permettre la mise en œuvre de réformes économiques néolibérales majeures qui seraient impossibles en temps normal.

Troika : Un groupe économique composé de trois personnes :

  • Un représentant du FMI (Fonds Monétaire International)

  • Un représentant de la BCE (Banque Centrale Européene)

  • Un représentant de la Commission Européenne

Son rôle est d’évaluer les progrès de la Grèce par rapport aux engagements économiques et politiques envers ses créanciers.

EVENEMENTS HISTORIQUES

Guerre des Malouines (Falklands War) : Le conflit qui a opposé l’Argentine au Royaume-Uni dans les îles Malouines. Se déroulant du 2 avril, date du débarquement argentin sur ces différentes îles, au 14 juin 1982, date du cessez-le-feu, le conflit se conclut sur une victoire anglaise qui permit au Royaume-Uni d’affirmer sa souveraineté sur ces territoires.

Junte de 1967 (Junte militaire grecque de 1967-1974 ou alternativement appelé “le régime des colonels” ou en Grèce “La Junte”) : Le nom donné au pouvoir politique en place en Grèce de 1967 à 1974. Cette dictature est issue du coup d’État par une junte militaire alors dominée par Georgios Papadopoulos.

ENTREPRISES/ORGANISMES/GROUPES

Aqualia : Groupe espagnol oeuvrant dans le domaine des eaux dont l’activité principale est la gestion des services municipaux.

Ellaktor : Multinationale grecque oeuvrant dans les domaines de BTP, immobilier, energie, chemins de fer et développement d’infrastructure.

ENRON : Une des plus grandes entreprises américaines à la fin du XXe siècle, qui, outre ses activités propres dans le gaz naturel, avait monté un système de courtage par lequel elle achetait et revendait de l’électricité, notamment au réseau des distributeurs de courant de l’État de Californie et de Rhode Island. En décembre 2001, elle a fait faillite en raison des pertes occasionnées par ses opérations spéculatives sur le marché de l’électricité, qui avaient été maquillées en bénéfices via des manipulations comptables.

GEK-Terna : Groupe grec oeuvrant dans les domaines de BTP, immobilier, energie et industrielle.

Hellas-Power et Energa : Fournisseurs privés d’électricité en Grèce. Il s’agit de compagnies qui ont déposé le bilan en 2012. Ils ont ainsi laissé tomber leurs clients et des dettes envers l’Etat grec et la compagnie nationale d’électricité (DEH).

Marfin Investment Group (MIG) : Organisme grec de placement collectif en valeurs mobilières créé en 1998.

Suez : Groupe industriel franco-belge oeuvrant dans les domaines de l’énergie-eau-environnement-BTP (Bâtiments – Travaux Publics). Ce groupe a fusionné en 2008 avec Gaz de France pour donner naissance à GDF SUEZ et à Suez Environnement.

Treuhand (ou Treuhandanstalt) : Littéralement en français «Agence fiduciaire», créée par la Volkskammer (le parlement est-allemand), c’était l’organisme chargé de la privatisation des biens de la République démocratique allemande (RDA) après la réunification du pays en 1990. Elle est associée aux scandales économiques et est tenue responsable de la montée du chômage exponentielle en ex-RDA pendant les années 1990.

Veolia Environnement (autrefois Vivendi Environnement et précédemment Générale des eaux) : Multinationale française oeuvrant dans les domaines complémentaires de la gestion du cycle de l’eau, la gestion et valorisation des déchets, la gestion de l’énergie et le transport de personnes.

Catastroïka Projection-Débat

Projection et débat en présence du réalisateur Aris Chatzistefanou organisée par les Gregrecs (Initiative des Grec.que.s de Grenoble) et avec le soutien du CAC38.

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Le film documentaire CATASTROÏKA cherche les conséquences de la liquidation totale de la Grèce. En revisitant des privatisations dans plusieurs pays développés au cours des 20 dernières années, CATASTROÏKA essaie de prévoir ce qui va se passer si ce même modèle de privatisation des biens publics s’applique à un pays sous surveillance économique. De nouvelles questions alors se posent : L’un des véritables objectifs de ces politiques catastrophiques, menées par des organismes opaques et l’Etat autoritaire, ne serait-il pas de se débarrasser de l’obstacle majeur que constitue la démocratie ? Quel rôle joue la dette dans ce processus de domination des peuples ?

21 mars à 20h15 : CATASTROIKA (VOstFR), Cinéma le Club ( 9 Bis rue du Phalanstère) P.A.F. : 3.50

Tournée du documentaire Catastroïka (Grèce, 2012) en France du 19 au 23 mars

Affiche Globale petite

19/03: Strasbourg – 20h30, Maison des associations, 1a Place des Orphelins

20/03: Toulouse – 20h15, Cinéma Utopia, Impasse du château, 31170 Tournefeuille

21/03: Grenoble – 20h15, Cinéma Le Club – 9 Bis Rue du Phalanstère

22/03: Lyon – 18h00, Université Lyon 2, campus Berges du Rhône, 4 bis rue de l’Université

23/03: Paris – 18h00, Espace Maurice Nilès, 11, rue du 8 Mai 1945, Bobigny (+Solidarité avec les dispensaires sociaux)

Montée du néofascisme aux temps de la crise : Le cas de la Grèce

Le 22 janvier 2013 a eu lieu le premier évènement organisé par les Gregrecs, à la Maison des Associations de Grenoble (avec le soutien de CIIP) : Présentation – projection – débat – buffet grec.

Texte préparé par les Gregrecs : Montée du néofascisme aux temps de la crise : Le cas de la Grèce
Lien vers la vidéo projetée : Hélas pour nous (VOSTFR)

Matériel photo et vidéo ainsi qu’informations sur la suite sous peu.